Tourisme Bas-Saint-Laurent

Mes favoris

Parc côtier Kiskotuk

Dans la forêt, aux racines de l’histoire

Laura Martin, rédactrice

Rédaction

Laura Martin, elle nous partage ses coups de coeur et ses trouvailles pour notre plus grand bonheur !

Article publié le

Pendant des millénaires, les Premières Nations ont parcouru les forêts du Bas-Saint-Laurent, pêché dans ses rivières et installé leurs campements ici et là. Aujourd’hui, il est encore possible de marcher dans leurs traces. Dans les parcs de la région, certains sentiers permettent carrément de remonter le fil du temps. Chaque pas vers l’avant nous fait reculer dans le passé, à la rencontre de celles et ceux qui ont habité ces lieux bien avant nous. Pas plate, comme randonnée… à condition de ne pas être pressés!

Parc national du Lac-Témiscouata

Le sol du parc national du Lac-Témiscouata est bien plus qu’un tapis de racines et d’aiguilles : c’est un véritable livre d’histoire enfoui. Plus d’une cinquantaine de sites archéologiques y ont été découverts, prouvant que ces lieux étaient déjà fréquentés par des autochtones il y a environ 10 000 ans. À l’époque, des groupes nomades parcouraient la forêt à la recherche de nourriture et de matières premières, dont le chert, une pierre idéale pour fabriquer des outils de chasse.

Témiscouata-sur-le-LacMathieu Dupuis

Aujourd’hui, en traversant le Jardin des mémoires, sous les grands pins, il suffit de s’arrêter un peu pour imaginer la vie de ces ancêtres, rythmée par les saisons. Le site raconte aussi une autre époque, celle des bûcherons et des draveurs, venus à leur tour façonner le territoire. En été, des activités immersives — comme les excursions en rabaska ou les fouilles archéologiques guidées — permettent même de passer de touriste… à explorateur.

Parc national du Bic

Au Bic, les arbres camouflent des siècles d’histoire. Bien avant l’arrivée des colons, des campements autochtones s’y installaient il y a près de 8000 ans. Puis, à partir de la fin du 17e siècle, des pêcheurs et marchands de fourrures s’y sont établis, suivis par les travailleurs forestiers au 19e siècle.

Parc national du Bic, RimouskiPatric Nadeau

Au fil du temps, le site est devenu tour à tour un poste stratégique pour la défense de la Nouvelle-France, une station de pilotage pour la navigation sur le Saint‑Laurent, puis un territoire agricole.

Aujourd’hui, en empruntant le sentier archéologique, accessible par le Chemin-du-Nord, on peut découvrir ces différentes couches d’occupation.

La Maison Feindel, avec son exposition Regards sur le passé, invite aussi à remonter le cours de l’histoire.

Parc côtier Kiskotuk

Nous ne sommes pas les premiers à nous émerveiller devant les vues grandioses offertes par ce parc, autour du marais de Gros-Cacouna. Oh non! Bien d’autres regards les ont admirées avant les nôtres… Depuis des millénaires, la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk y pratiquait la chasse et la pêche, profitant de l’abondance du milieu.

Parc côtier Kiskotuk

Aujourd’hui encore, en prenant le temps de s’arrêter, on peut sentir sa présence. Le parc propose quelques panneaux d’interprétation — notamment à l’aire de repos entre les secteurs des Passereaux et des Roitelets — pour mieux comprendre cette riche culture qui a façonné le territoire et qui continue d’accompagner nos pas.