Tourisme Bas-Saint-Laurent

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Trésors insulaires du Bas-Saint-Laurent

Laura Martin, rédactrice

Rédaction

Laura Martin, elle nous partage ses coups de coeur et ses trouvailles pour notre plus grand bonheur !

Article publié le

Les îles du Bas-Saint-Laurent sont reconnues pour leurs paysages pittoresques et leur ambiance propice à la détente et au plein air. Véritables perles posées sur le fleuve, elles semblent flotter hors du temps. Pourtant, elles recèlent un passé riche et franchement intéressant! Au-delà de leurs sentiers de randonnée et de leurs panoramas, ces îles ont bien des histoires à raconter. Suivez nos indices et partez à la chasse aux trésors historiques, au grand air!

L’île aux Basques

Située au large de Trois-Pistoles et reconnue comme Lieu historique national, cette île doit son nom aux pêcheurs basques qui, dès le 16e siècle, venaient chasser le phoque, le marsouin et la baleine dans l’estuaire du Saint-Laurent, tout en pratiquant la traite avec les peuples autochtones. Entre 1580 et 1630, ils aménagèrent plusieurs fourneaux sur l’île pour faire fondre la graisse des mammifères marins, utilisée comme combustible pour les lampes à l’huile.

Des fouilles archéologiques menées dans les années 1990 ont permis de localiser une fonderie et de mettre au jour un four ainsi que des poteries en terre cuite. Trois fours sont aujourd’hui mis en valeur au bénéfice des visiteurs. En été, des visites guidées, appuyées par des panneaux d’interprétation et d’artéfacts, permettent de plonger dans cette page méconnue de l’histoire régionale.

L’île Saint-Barnabé 

Longue et étroite, cette île suscite la curiosité depuis des siècles. Dès le début de la Nouvelle-France, Jacques Cartier la remarque. En 1603, c’est nul autre que Samuel de Champlain qui lui donne son nom. Grâce à sa position stratégique à l’entrée de l’estuaire, elle accueille dès le 18e siècle un poste d’observation essentiel à la navigation.

 

Île Saint-BarnabéMathieu Dupuis

Au fil du temps, ses rives ont été le théâtre de nombreux naufrages, aujourd’hui bien documentés, tout comme les activités de contrebande qui s’y déroulaient à l’époque de la prohibition. Située en face du centre-ville de Rimouski, l’île Saint-Barnabé est aussi associée à Toussaint Cartier, un ermite qui y a vécu pendant plusieurs années. Une exposition permet d’ailleurs de découvrir ce fascinant personnage. 

L’archipel des Îles Pot-à-l’Eau-de-Vie

Au large de Rivière-du-Loup, l’archipel des Îles du Pot-à-l’Eau-de-Vie a longtemps été un lieu stratégique pour les navigateurs du Saint-Laurent. Dès la première moitié du 19e siècle, les pilotes y trouvaient un point d’ancrage. Toutefois, cette portion du fleuve, parsemée de récifs et de hauts-fonds, a vu sombrer de nombreux navires. Afin d’améliorer la sécurité de la navigation, le gouvernement canadien y fait construire, en 1860, une maison-phare.

 

Îles du Pot-à-l'Eau-de-VieMathieu Dupuis

Pendant plus d’un siècle, celle-ci joue un rôle central dans la vie maritime de l’estuaire. Aujourd’hui, ce phare emblématique — le seul de ce type conservé au Québec — témoigne de ce riche passé. Grâce au travail de conservation et d’interprétation de la Société Duvetnor, qui en est désormais propriétaire, on peut le visiter et même y séjourner pour une immersion unique dans l’histoire du fleuve.