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Maison typique au Kamouraska. Ma grand-mère y a tenu manoir et résidence dans les années 1940.

Au pays de ma mère… arts visuels, métiers d’art, histoire et photographie


 

Maison typique au Kamouraska. Ma grand-mère y a tenu manoir et résidence dans les années 1940.

Bien que natif de Montréal et déménagé au Bas-Saint-Laurent en 1986, c'est surtout la nature de mon travail à la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent de 2002 à 2010 qui m'a permis de parcourir la région du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est.

J'ai découvert un dynamisme insoupçonné dans tous les coins de la région et une volonté de bien occuper le territoire. Je dois cependant vous avouer que j'ai un petit faible pour le Kamouraska puisqu'il s'agit du pays de ma mère.

En tant que dernier enfant de la famille (mes parents ont évidemment gardé le meilleur pour la fin) et une différence d'âge de près de 20 ans entre le premier (le modèle de base dans la famille Hébert) et le dernier (le modèle raffiné...), je n'ai jamais eu le bonheur de connaître mes grands-parents maternels ni d'aller passer des étés dans la MRC de Kamouraska comme ont pu le faire le plus vieux et les plus vieilles (les plus âgés, si vous préférez...).

 

Le Centre d'art de Kamouraska est situé dans l'ancien palais de justice.

Des fois, on s'imagine que la diffusion culturelle est le seul apanage des villes plus importantes. Que nenni mon ami(e)! La vitalité culturelle se retrouve aussi ailleurs dans la région mais il faut avouer que ce n'est pas toujours facile. Mais, ceci dit, un peu plus tôt cet été, je suis allé passer la journée à Kamouraska même (la municipalité) et à Saint-Denis de la Bouteillerie avant de finir la journée à Rivière-du-Loup (autre texte).

Consacré aux arts visuels et aux métiers d'art

J'ai donc commencé cette journée par une rencontre avec Éve Simard, la directrice du Centre d'art de Kamouraska. Ce centre a également été connu sous le vocable de l'Ancien palais de justice de Kamouraska (le nom légal de la corporation). Situé en face de l'ancienne maison de ma grand-mère, à l'intersection de l'avenue Morel (route 132) et de la route du Quai, l'édifice abrite des expositions qui touchent autant les arts visuels que les métiers d'art; c'est le propre de ce centre d'exposition.

Il faut aussi souligner au passage la synergie qui s'établit progressivement entre quatre institutions culturelles. Outre le Centre d'art de Kamouraska, il y a le Musée régional de Kamouraska, la Maison Chapais à Saint-Denis de la Bouteillerie et le Musée François-Pilote à La Pocatière. Que ce soit par le partage d'expertises ou l'échange des ressources humaines, ces musées et centres d'exposition permettent à la population régionale et à la clientèle touristique de satisfaire leur passion pour l'ethnographie rurale, les objets scientifiques et les sciences naturelles, l'histoire régionale avec des incartades au niveau national ainsi que des concerts dans une maison classé monument historique, les arts visuels dont la photographie et les métiers d'art (comme je l'écrivais ci-dessus).

Revenons donc au Centre d'art de Kamouraska. Lorsque j'y suis allé, il y avait plusieurs expositions et nous étions sur les derniers milles de la Rencontre photographique.

Un des tableaux de l'exposition « Maritimes » sur les paysages qui bordent le golfe du Saint-Laurent par Baptiste Grison.

Cette photo fait partie de l'exposition « Épaves » de Guy Boudreau.

Une des photos de l'exposition « Au fil ténu... de l'eau » de Luc Grégoire

« À l'approche de Pétra » de Jean Marigaux

Ève Simard caresse plusieurs projets pour les prochaines années dont l'installation d'un mur de création pour les visiteurs (station de peinture ou d'écriture de poème) et notamment celui de faire de son centre, un endroit de référence artistique pour tous. À plus court terme, le centre accueillera l'an prochain une grande exposition pour les jeunes.

Le Centre d'art de Kamouraska est ouvert jusqu'à l'Action de Grâces.

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Après un léger et délicieux repas sur la terrasse du nouveau café-bistro Côté Est logé dans l'ancien presbytère et une glace savoureuse à la Fée gourmande, j'ai pris la route vers Saint-Denis de la Bouteillerie, la prochaine municipalité à l'ouest, pour aller visiter la Maison Chapais.

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Jean-Charles était absent mais Georgina sait nous accueillir

J'avais initialement pris rendez-vous avec Luc St-Amand, le directeur de la Maison Chapais. Mais puisqu'il dirige également le Musée François-Pilote, qu'il devait absolument être là-bas et qu'il n'a pas encore développé le don d'ubiquité, j'ai eu le plaisir d'être accueilli par Lucie Rousseau, alias Georgina Dionne Chapais, la maîtresse de la maison.

On dit que l'habit fait le moine mais on pourrait aussi ajouter qu'une guide investie dans son personnage fait le succès d'une visite! Connaître son scénario et les aires à visiter est une chose mais rendre le tout vivant et réussir à nous transformer en contemporains des maîtres de la maison en est une autre. Ainsi, tout au long de l'heure et demie que j'ai passée sur le site, j'ai vraiment eu l'impression d'échanger avec la véritable épouse de Jean-Charles Chapais et de me trouver dans les années 1850.

Lucie Rousseau, alias Georgina Dionne Chapais, la maîtresse de la maison.

La restauration de cette magnifique maison victorienne, les meuble d'époque et les nombreuses anecdotes racontées par madame Georgina m'ont replongé dans l'histoire du Canada puisque Jean-Charles Chapais ainsi qu'Hector Langevin, le beau-père de Thomas Chapais, le fils de Jean-Charles et Georgina seront tous deux parmi les pères de la Confédération en 1867.

Outre la visite de la maison elle-même, on peut se rendre dans les jardins oubliés qui accueillent aussi durant l'été des concerts champêtres tous les dimanches. Les jardins oubliés font référence au jardin de fleurs de Georgina ainsi que du verger de Jean-Charles junior, son fils et agronome réputé.

Ah oui, n'oubliez pas de réserver votre place pour l'heure du thé. Il y a de ces traditions qui ne se perdent pas.

La Maison Chapais est également ouverte jusqu'à l'Action de Grâces.

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Journées de la culture

Et ne manquez pas les activités dans le cadre des Journées de la culture du 28 au 30 septembre 2012.

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Coordonnées diverses

Centre d'art de Kamouraska
111, avenue Morel
Kamouraska (Québec) G0L 1M0
Tél. : 418 492-9458
Site Internet

Maison Chapais
2, route 132 Est
Saint-Denis de la Bouteillerie (Québec) G0L 2R0
Tél. : 418 498-2353
Site Internet

Tourisme Bas-Saint-Laurent
Section sur la MRC de Kamouraska
Site Internet

Tourisme Kamouraska
Site Internet

 


Michel Hebert


4 commentaires


11 septembre, 2012 à 11 h 14 min

Suzie Boulet dit:

M.Hébert, merci pour ce récit si bien écrit. Même si je suis de la région, vous nous donnez le goût de redécouvrir ce qui nous entoure. Vos mots mêlés à nos attraits touristiques ne sauront que ravir tous les touristes des alentours. Sincèrement vôtre, Suzie Boulet, Saint-Jean-Port-Joli.

12 septembre, 2012 à 7 h 58 min

Lucie Rousseau dit:

Bonjour, Michel!
Si Madame CHapais a eu le plaisir de vous recevoir, sachez que vous êtes un visiteur exceptionnel et vous l’avez inspirée.
Merci pour ce reportage, je l’attendais avec un brin d’impatience. Au plaisir de vous revoir,
Lucie alias Georgina

24 septembre, 2012 à 20 h 03 min

Michel Hebert dit:

Bonsoir madame Boulet. Je m’excuse de vous répondre avec ce délai. J’avais cependant lu votre commentaire dès sa parution et cela m’a beaucoup touché. IL est effectivement assez fréquent de constater que les résidents d’une ville, MRC ou région connaissent moins leur coin de pays que les visiteurs qui s’y amènent. Quand je travaillais au bureau d’information touristique de Rimouski, nous nous plaisions à dire Rimouskoises et Rimouskois d’inciter leur visite (amis et parents) à passer nous voir au bureau car nous aurions de quoi les occuper; c’était notre façon de permettre aux résidents de se débarrasser de leur visite :) Encore une fois, merci pour votre très beau et apprécié commentaire.

24 septembre, 2012 à 20 h 07 min

Michel Hebert dit:

Bonsoir Lucie alias Georgina. C’est souvent mon côté féminin qui s’exprime lorsque je laisse mes doigts courir sur le clavier; je me fie avant tout sur mes impressions. C’est probablement la raison pour laquelle je n’ai jamais fait un ingénieur; je ne suis pas assez cartésien et il y en a déjà trois dans la famille… :) Je réitère sans retenue ce que j’ai mentionné à propos de vos talents de guide. Comme le mentionnent assez souvent mes collègues enseignants en Techniques de tourisme du Cégep de Matane : il s’agit d’avoir ou d’être la bonne personne à la bonne place; c’est manifestement votre cas. Bonne continuation dans tous vos projets!

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